webinaire

Pour une vision plus dynamique du rôle de l’éducation
De nouvelles compétences pour un monde complexe

Webinaire: Pour une vision plus dynamique du rôle de l’éducation. De nouvelles compétences pour un monde complexe

Le Maroc a placé la réforme de son système éducatif au rang des priorités nationales avec l’objectif d’en faire un puissant levier de son ambition de développement. Les différentes réformes menées comptent à leurs actifs plusieurs avancées positives, notamment en termes de généralisation de l’accès à l’école. En dépit des efforts consentis, la question pédagogique et la qualité de l'enseignement demeurent le point faible (TIMSS 2015, PIRLS 2016 et PISA 2018).

De la position actuelle, ce défi est d’autant plus ardu à relever que les modes, les contenus et les objets d’enseignement sont appelés à évoluer considérablement dans le futur et que de nouvelles exigences incomberont au système éducatif : préparer la jeunesse à la vie au 21ème siècle, au monde du travail, à l’exercice de la citoyenneté active et au développement personnel.

L'acte pédagogique ne peut plus se réduire qu’au discours de l’enseignant. De nombreux domaines du développement des élèves doivent être pris en considération, qui s’étendent au-delà de la technologie et des capacités académiques de base (littératie, mathématiques et sciences). La résolution de problèmes, la réflexion critique, la capacité à accueillir positivement les défis, la créativité, la prise de risque, l’économie collaborative, l'esprit d'entreprise, les compétences sociales, la prise de conscience environnementale et, enfin, apprendre à apprendre deviendront des compétences clés pour une vie d’adulte dans la société du 21ème siècle. Enseigner ces compétences et les approfondir, pour que les élèves soient préparés à apprendre tout au long de leur vie dans la complexité du monde actuel, exige des modèles éducatifs solides, favorisant une culture de la qualité.

L’apprentissage tout au long de la vie est motivé par le passage d’un modèle industriel de production à une économie mondiale du savoir dynamique, interconnectée et dominée par la technologie. Pour les employés, une constante montée en compétence est essentielle rester employable sur l’ensemble d’une carrière.

Une condition majeure à la mise en place de nouvelles formules de formation est la collaboration entre les partenaires du marché du travail. Les entreprises peuvent aider les universités à savoir de quelles compétences les étudiants auront besoin et contribuer ainsi combler le fameux « skills gap ».

Le Maroc est, aujourd’hui, face à une nécessité de produire des compétences et des profils qualifiés en mesure de répondre aux défis de l’emploi, de la compétitivité et de la transformation structurelle de son économie. Ces mêmes profils qui seront amenés à prendre en charge tant les entreprises des divers secteurs de l’économie que les organismes de service public.


Ce webinaire est l’occasion de s’interroger et d’explorer les méthodes pour transformer l’école marocaine en un espace bienveillant qui stimule ses élèves dont la très grande majorité n’a que l’école pour apprendre.

Ce questionnement s’étend aussi pour savoir dans quelle mesure l’enseignement, en particulier supérieur, peut devenir l’option gagnante du développement socio-économique du Maroc.

Questionnement :

Comment faire le lien entre l’organisation scolaire et la qualité de l’enseignement ? Comment d’autres systèmes éducatifs intègrent-ils les compétences du 21ème siècle dans les apprentissages ?

Quelle(s) approche(s) pédagogique(s) et stratégie(s) d’évaluation sont les plus aptes à soutenir l’enseignement et l’apprentissage des compétences ? Quels sont les principes de base des environnements pédagogiques novateurs ?

Comment mobiliser un encadrement structurant pour les enseignants afin de renforcer leurs capacités et les préparer à accorder une plus grande attention aux compétences dans l’enseignement et l’apprentissage ?

Quelle stratégie mettre en place pour résorber l’écart de compétences sur le marché du travail ? Quel écosystème et quel type de coopération (entreprises-universités-État) peut-on imaginer ?

Webinar 4 - Pour une vision plus dynamique du rôle de l'éducation

Le webinaire verra l’intervention de :

Rachid YAZAMI

Prix Charles Stark Draper 2014 de la National Academy of Engineering (NAE) de Washington DC.

Après l’obtention d’un diplôme de Grenoble INP (Phelma, ex-ENSEEG), Rachid Yazami effectue un doctorat au laboratoire d’Adsorption et Réaction de Gaz sur Solide. Ils sont associés au CNRS sur les composés d’insertion du graphite, qui sont des matériaux complexes utilisés dans les électrodes des batteries. C’est en préparant sa thèse que le chercheur marocain fut le premier, en 1980, à réussir à intercaler du lithium dans du graphite de façon réversible. Ces travaux ont conjointement permis la mise au point de la première batterie lithium rechargeable. Depuis, les batteries Li-Ion n’ont cessé d’évoluer en termes de composition chimique et de densité énergétique. Après sa thèse, Rachid Yazami a rejoint le Centre national de recherche scientifique (CNRS) en 1998, en tant que directeur de recherche.

Il a été chercheur invité à l’Université de Kyoto puis au California Institute of Technology (Caltech) à Los Angeles. Après avoir travaillé sur d’autres formes de matériaux de graphite, notamment l’oxyde de graphite et de fluorure de graphite, utilisés dans la cathode des batteries au lithium, Yazami est actuellement Professeur en Energétique à Nanyang Technological University à Singapour ou il poursuit ses recherches sur les batteries en collaboration notamment avec BMW. Il compte à son actif plus de 50 brevets étendus dans le monde et plus de 200 publications scientifiques. En 2007, il fonde une start-up en Californie pour développer et commercialiser ses découvertes brevetées en particulier sur les batteries d’ion fluorure. Quatre années plus tard, il fonde une autre start-up, KVI PTE LTD spécialisée dans l’amélioration de la sécurité des batteries et l’extension de leur durée de vie. Les batteries lithium ont révolutionné le monde de l’électronique portable.

Il s’en est fabriqué 12 milliards d’exemplaires dans le monde rien qu’en 2012, pour un marché estimé à plus de 20 milliards de dollars US en 2016.

Noureddine MOUADDIB

Noureddine MOUADDIB est fondateur et actuel président de l’Université internationale de Rabat. Après avoir obtenu son doctorat en informatique à l’Université Henri Poincaré de Nantes (France) en 1989, il décroche en 1995 l’habilitation à diriger des recherches en informatique. Dès 1996, M. Mouaddib a occupé les postes de professeur permanent et de vice-président de l’école polytechnique de Nantes. Expert en montage de formations et d’établissements d’enseignement supérieur et en management des systèmes d’information, il a encadré un grand nombre de thèses et publié près d’une centaine d’articles dans des revues nationales et internationales.

Mohamed SOUAL

Mohamed Soual est ingénieur de l’École nationale de l’aviation civile de Toulouse (1980) et titulaire du certificat Management Général Avancé HEC Paris. Actuellement, M. Soual est directeur conseiller du Président Directeur Général de OCP S.A et ce depuis le 01/07/2009. Auparavant Mohamed Soual était Directeur du pôle Dépôts et Consignations du groupe CDG et membre de son comité de direction générale.Avant de rejoindre la CDG, Mohamed Soual a exercé dans des secteurs variés : dans la banque d’abord, au CIH dont il était directeur du pôle Support pendant trois ans. Puis les nouvelles technologies, chez Gemadec qu’il a dirigé de 2001 à 2005. Il est également passé à la CTM en tant que directeur du développement, des finances et du contrôle de gestion. Il a été aussi chef du département des télécommunications et responsable des systèmes d’information de Royal Air Maroc.En plus de son engagement politique au sein du PPS en tant que membre du bureau politique de cette formation, Mohamed Soual est membre de la Commission de lutte contre la corruption de la CGEM, membre de transparency Maroc.Mohame d Soual était par ailleurs membre du Conseil Consultatif des droits de l’Homme de 2006 à 2011 e Membre du comité national de suivi de la réparation communautaire auprès du CNDH. Il fut également expert international en matière de gouvernance auprès du PNUD, de l’OCDE et de la Commission économique Afrique relevant de l’ONU.

Jamil SALMI

Jamil Salmi is a Global Tertiary Education Expert providing policy advice and consulting services to governments, universities, professional associations, multilateral banks and bilateral cooperation agencies. Until January 2012, he was the World Bank’s tertiary education coordinator.

He wrote the first World Bank policy paper on higher education reform in 1994 and was the principal author of the Bank’s 2002 Tertiary Education Strategy entitled “Constructing Knowledge Societies: New Challenges for Tertiary Education”. In the past twenty years, Dr. Salmi has provided advice on tertiary education development, financing reforms and strategic planning to governments and university leaders in about 90 countries all over the world. Dr. Salmi is a member of the international advisory board of several universities in Europe, Asia, Latin America, North America and the Middle East. He is also a member of the International Advisory Network of the UK Leadership Foundation for Higher Education, and the CHEA International Quality Group Advisory Council. Between 2008 and 2011, he represented the World Bank on the Governing Board of the International Institute for Educational Planning. Dr. Salmi is Emeritus Professor of Higher Education at the Diego Portales University in Chile.

Ilham LAAZIZ

Née en 1963 à Salé, Doctorat d’Etat, en Sciences Appliquées (1997) de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs - Université Mohamed V Agdal de Rabat. Doctorat en Chimie des Matériaux (1990) de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier - Université Montpellier II (France). D.E.A. National d'Hydrologie en Sciences de l'Eau et Aménagement (1987) de l’Université des Sciences et Techniques du Languedoc, Montpellier II (France). Responsable du service de la collecte et du traitement de l’information au Centre National de Documentation (1993-1999) au ministère du Plan. Chef du Service de la Programmation et de l’orientation de la recherche à la DRSCU au MESFCRS (2000 à 2002). Chef de la Division du Développement Technologique (2002-2006). Responsable de la coopération RDTI avec l’Union Européenne à la Direction de la Technologie au MENESFCRS (2002-2006). Responsable administrative du projet d’évaluation du système de la RST (2003) réalisé avec l’appui de l’union européenne. Gestion des programmes ciblés en faveur du renforcement des liens entre l’université et l’entreprise (structures d’interface, RDT, RGI, réseau d’incubateurs) (1999-2006). Directrice par intérim du CNIPE (2006-2007). Directrice du programme de généralisation des TIC dans l’enseignement (depuis avril 2007). Membre du pôle de compétences « Eau environnement ». Membre du conseil d’administration et Secrétaire générale de l’Association marocaine de soutien et d’aide aux handicapés mentaux (AMSAHM) (1997-2003). Secrétaire Générale de l’Association pour le Développement Humain (Hassanate) depuis 2009. Membre de la Société Marocaine des Membranes et de Dessalement (SMMD). Auteure de plusieurs articles, publications, rapports et ouvrage.


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